Date de mise à jour : 08.01.2025
IMENOR® – IMETH® – IZIXATE® – LEDERTREXATE® – METOJECT® – METOTAB® – NORDIMET® – NOVATREX®
Le méthotrexate est un antimitotique antagoniste de l’acide folique.
A « faibles doses » (≤ 30 mg/semaine), il est également utilisé comme immunosuppresseur notamment dans le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus ou encore la maladie de Crohn.
ETAT DES CONNAISSANCES
- Fertilité
- Quelques cas d’oligo- ou azoospermie, réversibles après l’arrêt du traitement, ont été rapportés chez des patients traités par méthotrexate à faibles doses (psoriasis…) ou à fortes doses (associé à d’autres cytostatiques en cancérologie). Toutefois, des études plus récentes chez des patients traités à faibles doses ne mettent pas en évidence d’impact du méthotrexate sur les paramètres spermatiques.
- Génotoxicité
- Le méthotrexate est faiblement mutagène chez l’animal et sur cellules humaines in vitro (lymphocytes et cellules de la moelle osseuse).
- L’index de fragmentation de l’ADN spermatique de patients traités par méthotrexate à faibles doses n’est pas significativement augmenté comparé à des volontaires sains.
- Conception au cours d’un traitement paternel
- Passage dans le liquide séminal
- Un métabolite du méthotrexate est retrouvé dans le liquide séminal et les spermatozoïdes de patients traités, sans qu’il n’y ait de corrélation avec des anomalies du spermogramme, et les quantités susceptibles d’être transmises à une partenaire enceinte sont négligeables.
- Données cliniques
- Les données publiées concernant des enfants conçus par des hommes traités par méthotrexate (au moment de la conception ou dans les trois mois qui précèdent) sont très nombreuses (environ 1000 grossesses), et aucun effet attribuable au traitement paternel, notamment malformatif, n’est retenu à ce jour, contrairement à ce qui est décrit lors d’un traitement maternel en cours de grossesse (cf. Méthotrexate – Grossesse).
- On ne retrouve pas d’augmentation des cancers ou des troubles du neurodéveloppement chez des enfants d’environ 6.5 ans conçus par des pères sous méthotrexate.
- Conception à distance d’un traitement paternel
- On ne retrouve pas d’augmentation des malformations et/ou des remaniements chromosomiques dans la descendance des pères dont un traitement mutagène a été arrêté à distance de la conception.
EN PRATIQUE
- Avant la mise en route d’un traitement paternel
- A ce jour, les données récentes ne mettent pas en évidence d’impact majeur du méthotrexate à faible dose sur la fertilité masculine (cf. Etat des connaissances), néanmoins, par précaution, une préservation de fertilité pourrait être discutée avant l’instauration d’un traitement par méthotrexate, en fonction de la situation clinique (indication du traitement…).
- En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
- Le traitement paternel par méthotrexate peut être poursuivi chez un patient qui désire concevoir.
- Grossesse conçue en cours de traitement paternel ou dans les trois mois qui suivent son arrêt
- Rassurer le couple quant aux conséquences du traitement paternel par méthotrexate sur le futur enfant.
- Cette exposition paternelle ne justifie pas un suivi de la grossesse différent de la surveillance usuelle.
- Traitement paternel en cours de grossesse
- Le traitement paternel par méthotrexate peut être poursuivi, instauré ou repris en cours de grossesse sans précaution particulière ni surveillance obstétricale/prénatale spécifique.
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Méthotrexate – Grossesse
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