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Rispéridone - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 10 mars 2021



Pour en savoir plus :

RISPERDAL® - RISPERDALCONSTA® - RISPERDALORO®


La rispéridone est un neuroleptique/antipsychotique.
Elle est utilisée dans le traitement des psychoses et des accès maniaques.
Ses effets indésirables sont notamment une sédation, une hyperglycemie et des effets de type extrapyramidal.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse
    • Programmer une consultation préconceptionnelle pour :
      • reconsidérer l’opportunité d’une grossesse en cas de pathologie psychiatrique déséquilibrée et/ou de traitement psychotrope lourd
      • réévaluer le bien-fondé du traitement et le réajuster si besoin (Psychotropes et grossesse : les points forts).
    • Si un traitement est justifié, la risperidone peut être poursuivie en vue d’une grossesse, quelle que soit la voie d’administration et y compris sous forme retard :
      • en utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
      • en limitant autant que possible les associations de psychotropes.
      • en prenant en compte un risque d’hyperglycémie. En effet, un déséquilibre glycémique en période péri-conceptionnelle peut être responsable d’une augmentation de la fréquence des malformations.
  • Traiter une femme enceinte
    • Le bien-fondé de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi (Psychotropes et grossesse : les points forts).
    • Si un traitement est justifié, la rispéridone peut être utilisée quels que soient le terme de la grossesse et la voie d’administration, y compris sous forme retard, en :
      • utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
      • limitant autant que possible les associations de psychotropes.
      • surveillant la glycémie maternelle en raison du traitement maternel.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (survenue éventuelle d’une sédation et/ou d’effets extrapyramidaux, cf. Etat des connaissances).
    • Suivi de l’enfant à long terme :
      • Bien qu’aucun élément inquiétant particulier n’ait été signalé à ce jour avec la rispéridone, comme pour tout enfant exposé à un médicament du système nerveux central de façon chronique pendant son développement intra-utérin, de principe, il conviendra d’être attentif à l’évolution de son neurodéveloppement.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter la rispéridone sans avis du prescripteur.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la rispéridone.
    • Le bien-fondé de la poursuite de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi (Psychotropes et grossesse : les points forts).
    • Si la poursuite d’un traitement est justifiée, la rispéridone peut être maintenue quels que soient le terme de la grossesse et la voie d’administration, y compris sous forme retard, en :
      • utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
      • limitant autant que possible les associations de psychotropes.
      • surveillant la glycémie maternelle en raison du traitement maternel.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (survenue éventuelle d’une sédation et/ou d’effets extrapyramidaux, cf. Etat des connaissances).
    • Suivi de l’enfant à long terme :
      • Bien qu’aucun élément inquiétant particulier n’ait été signalé à ce jour avec la rispéridone, comme pour tout enfant exposé à un médicament du système nerveux central de façon chronique pendant son développement intra-utérin, de principe, il conviendra d’être attentif à l’évolution de son neurodéveloppement.
  • Allaitement
    • La quantité de rispéridone ingérée via le lait est faible : l’enfant reçoit jusqu’à environ 5% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un petit effectif de patientes après des prises orales ne dépassant pas 6 mg/j).
    • Chez les enfants allaités les concentrations plasmatiques de rispéridone et de son métabolite actif (9-hydroxy-rispéridone) sont le plus souvent indétectables (petit effectif d’enfants prélevés).
    • Dans la littérature, aucun événement particulier n’est signalé chez des enfants allaités de mères traitées.
    • Rappelons que la demi-vie d’élimination plasmatique de la rispéridone varie de 3 à 30 heures (métaboliseurs rapides et lents), celle de son métabolite est de l’ordre de 24 heures. Ceci est un facteur de risque d’accumulation chez l’enfant allaité.
    • Au vu de ces éléments, l’utilisation de la rispéridone chez une femme qui allaite peut éventuellement s’envisager, si la posologie est inférieure ou égale à 6 mg/j.
    • Réévaluer la poursuite de l’allaitement si l’enfant présente des symptômes compatibles avec le profil pharmacologique de la rispéridone (sédation ...).


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
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