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Halopéridol - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 12 mai 2021



Pour en savoir plus :

HALDOL® - HALDOL® DECANOAS


L’halopéridol est un neuroleptique de la classe des butyrophénones.
Ses effets indésirables sont notamment de type extrapyramidal.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse
    • Programmer une consultation préconceptionnelle pour :
      • reconsidérer l’opportunité d’une grossesse en cas de pathologie psychiatrique déséquilibrée et/ou de traitement psychotrope lourd
      • réévaluer le bien-fondé du traitement et le réajuster si besoin (Psychotropes et grossesse : les points forts).
    • Si un traitement est justifié, d’autres neuroleptiques/antipsychotiques sont mieux connus que l’halopéridol chez la femme enceinte (cliquez ici).
    • Cependant si ces options ne sont pas adaptées, l’halopéridol pourra être poursuivi en vue d’une grossesse, quelle que soit la voie d’administration y compris sous forme retard en :
      • utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
      • limitant autant que possible les associations de psychotropes
  • Traiter une femme enceinte
    • Le bien-fondé de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi (Psychotropes et grossesse : les points forts).
    • Avant 10 semaines d’aménorrhée (SA), si un traitement est justifié, d’autres neuroleptiques/antipsychotiques sont mieux connus que l’halopéridol chez la femme enceinte (cliquez ici).
    • Cependant si ces options ne sont pas adaptées, ou si la patiente est au-delà de 10 SA, l’halopéridol pourra être utilisé quels que soient le terme de la grossesse et la voie d’administration, y compris sous forme retard en :
      • utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
      • limitant autant que possible les associations de psychotropes
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (survenue éventuelle d’effets extrapyramidaux, cf. Etat des connaissances).
    • Suivi de l’enfant à long terme :
      • Bien qu’aucun élément inquiétant particulier n’ait été signalé à ce jour avec l’halopéridol, comme pour tout enfant exposé à un médicament du système nerveux central de façon chronique pendant son développement intra-utérin, de principe, il conviendra d’être attentif à l’évolution de son neurodéveloppement.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter l’halopéridol sans avis du prescripteur.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’halopéridol.
    • Le bien-fondé de la poursuite de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi (Psychotropes et grossesse : les points forts).
    • Si la poursuite d’un traitement est justifiée,
      • avant 10 SA, d’autres neuroleptiques/antipsychotiques sont mieux connus que l’halopéridol chez la femme enceinte (cliquez ici).
      • cependant si ces options ne sont pas adaptées, ou si la grossesse est découverte après 10 SA, l’halopéridol pourra être maintenu quels que soient le terme de la grossesse et la voie d’administration y compris sous forme retard en :
        • utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
        • limitant autant que possible les associations de psychotropes
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (survenue éventuelle d’effets extrapyramidaux, cf. Etat des connaissances).
    • Suivi de l’enfant à long terme :
      • Bien qu’aucun élément inquiétant particulier n’ait été signalé à ce jour avec l’halopéridol, comme pour tout enfant exposé à un médicament du système nerveux central de façon chronique pendant son développement intra-utérin, de principe, il conviendra d’être attentif à l’évolution de son neurodéveloppement.
  • Allaitement
    • La quantité d’halopéridol ingérée via le lait est très variable : l’enfant reçoit entre 0,2 et 10% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un effectif d’une quinzaine de patientes).
    • Chez les enfants allaités les concentrations plasmatiques d’halopéridol sont également très variables (4 enfants prélevés).
    • Aucun événement indésirable n’est retenu parmi une douzaine d’enfants allaités de mères sous halopéridol.
    • Rappelons que la demi-vie de l’halopéridol est d’environ 24 heures. Ceci est un facteur de risque d’accumulation de la molécule chez l’enfant allaité.
    • Au vu de ces éléments, l’utilisation de l’halopéridol chez une femme qui allaite peut s’envisager si la dose ne dépasse pas 10mg/j.
      • Réévaluer la poursuite de l’allaitement si l’enfant présente des symptômes compatibles avec le profil pharmacologique de l’halopéridol (sédation…).


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
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