Effets néonatals des traitements maternels par bêtabloquants en fin de grossesse

Date de mise à jour : 13.12.24


  • Par voie générale :
    • Les bêtabloquants passent le placenta.
    • Les nouveau-nés de mères traitées par un bêtabloquant systémique (per os ou IV) au moment de l’accouchement peuvent présenter des cas des effets transitoires résultant d’un bêta-blocage induit par le traitement maternel. Il s’agit essentiellement :
      • d’hypoglycémies : précoces, asymptomatiques.
      • et/ou de bradycardies : épisodes isolés et asymptomatiques.
    • Ces symptômes apparaissent le plus souvent dans les 24 premières heures de vie. Leur apparition au-delà est exceptionnelle.
    • La fréquence de survenue de ces effets est estimée, d’après une revue systématique méta analyse récente portant sur l’ensemble des bêtabloquants, à 12% [IC95% : 7%-19%] pour les hypoglycémies et 6% [IC95% : 2%-13%] pour les bradycardies.
    • Par ailleurs, un petit poids de naissance pour l’âge gestationnel (PAG), voire un retard de croissance intra-utérin (RCIU), est parfois décrit avec les bêtabloquants. Cependant, le rôle de la pathologie maternelle (HTA, pathologie cardiaque…) est difficile à dissocier de celui du médicament.
  • Par voie oculaire :
    • Aucun effet fœtal ou néonatal n’est retenu à ce jour chez les nouveau-nés de mères traitées par un bêtabloquant administré par voie ophtalmique.
    • Toutefois, ces effets ne peuvent être totalement exclus si l’exposition systémique maternelle n’est pas réduite par compression de l’angle interne de l’œil ou en fermant les paupières pendant 2 minutes immédiatement après l’instillation.

Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.