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Antidépresseurs et troubles du spectre de l’autisme chez les enfants exposés in utero


Mise à jour : 20 octobre 2017



Un lien entre la prise d’antidépresseurs en cours de grossesse et l’apparition de troubles du spectre de l’autisme chez les enfants ne peut pas être établi à ce jour.


- De nombreuses études sur l’apparition de troubles du spectre de l’autisme chez les enfants exposés in utero aux antidépresseurs sont publiées dans la littérature internationale.
- Il s’agit majoritairement d’antidépresseurs IRSS, et dans une moindre mesure d’IRSNa.
- Leurs résultats ne sont pas univoques.
- Pour celles qui mettent en évidence une possible association, l’importance statistique de cette relation est très modeste à l’échelon individuel comparée à l’incidence dans la population générale.
- Par ailleurs, d’autres facteurs pourraient expliquer les résultats positifs, en particulier le rôle propre de la pathologie maternelle.
- A ce jour, l’analyse détaillée des données disponibles ne permet donc pas d’établir un lien de causalité entre la prise d’antidépresseurs IRSS/IRSNa en cours de grossesse et un risque de troubles du spectre de l’autisme chez les enfants.
- Réévaluer le bien-fondé d’une prescription chronique chez la femme enceinte, et ne traiter pharmacologiquement que ce qui ne peut être pris en charge efficacement autrement, restent des principes valides.
- Mais il ne faut pas sous-estimer les conséquences d’une pathologie dépressive avérée non soignée en cours de grossesse (prématurité, petit poids de naissance, interaction mère-enfant…).


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