Fermer
Imprimer


Hydrochlorothiazide - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 16 décembre 2019



Pour en savoir plus :

ESIDREX®


En association avec :
- un autre diurétique : l’amiloride (MODURETIC®), le triamtérène (PRESTOLE®).
- un bêta-bloquant : le bisoprolol (LODOZ® - WYTENS®), le nébivolol (CONEBILOX® - TEMERIT DUO®).
- l’amiloride et le timolol (MODUCREN®).
- un IEC ou un sartan.


L’hydrochlorothiazide est un diurétique thiazidique.
Il est utilisé notamment dans l’hypertension artérielle et dans les oedèmes d’origine cardiaque, rénale ou hépatique.
Les diurétiques thiazidiques peuvent entraîner des troubles ioniques (hypokaliémie, hyponatrémie), une élévation de l’uricémie et de la glycémie et, très rarement, des anomalies hématologiques (thrombopénie...).


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez des femmes enceintes exposées à l’hydrochlorothiazide au 1er trimestre sont très nombreuses et rassurantes.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • L’hydrochlorothiazide passe le placenta ; les concentrations fœtales atteignent 80% des concentrations maternelles.
    • Les données publiées chez des femmes exposées à un diurétique thiazidique aux 2ème et/ou 3ème trimestres de la grossesse sont très nombreuses et rassurantes, toutes indications confondues.
    • D’exceptionnelles thrombopénies d’imputabilité douteuse ont été rapportées chez des nouveau-nés de mères traitées par un thiazidique en fin de grossesse.
  • Dans la pré-éclampsie, l’effet hypovolémiant des diurétiques pourrait entraîner une diminution de la perfusion placentaire et aggraver ainsi l’ischémie de l’unité fœto-placentaire déjà présente.

EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de réévaluer et d’adapter éventuellement le traitement dans la perspective d’une future grossesse.
    • Dans l’hypertension artérielle on préfèrera si possible un autre antihypertenseur. Pour les alternatives, (cliquez ici).
    • Dans le traitement des oedèmes d’origine cardiaque, rénale ou hépatique, la poursuite de l’hydrochlorothiazide est envisageable en l’absence d’alternative thérapeutique.
  • En cours de grossesse
    • En cas d’exposition au 1er trimestre, rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’hydrochlorothiazide.
    • Dans l’hypertension artérielle on préférera si possible un autre antihypertenseur. Pour les alternatives, (cliquez ici).
    • Dans le traitement des oedèmes d’origine cardiaque, rénale ou hépatique, l’utilisation de l’hydrochlorothiazide est envisageable en l’absence d’alternative thérapeutique.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer les intervenants prenant en charge le nouveau-né, pour qu’ils puissent adapter la surveillance (ionogramme, diurèse).
  • Allaitement
    • La quantité d’hydrochlorothiazide ingérée via le lait est faible. L’enfant recevait environ 5% de la dose maternelle (en mg/kg) (dosage chez une seule patiente) .
    • Dans le cas qui précède, l’hydrochlorothiazide était indétectable dans le plasma de l’enfant allaité et il n’avait pas d’anomalie des électrolytes.
    • Aucun événement particulier n’a été signalé à ce jour chez des enfants allaités de mères recevant de l’hydrochlorothiazide.
    • Au vu de ces éléments, l’utilisation de l’hydrochlorothiazide est envisageable chez une femme qui allaite, tout en restant vigilant sur l’état de l’enfant (troubles électrolytiques, diurèse).
    • Si l’hydrochlorothiazide est utilisée en association, consulter la fiche de chacune des autres molécules pour l’allaitement.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


Copyright CRAT 2020 - Tous droits réservés 2020 -