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Amlodipine - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 21 juillet 2021



Pour en savoir plus :

AMLOR®


L’amlodipine est un inhibiteur calcique de la classe des dihydropyridines utilisé entre autres dans le traitement de l’hypertension artérielle.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’amlodipine au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, mais aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.
    • L’amlodipine n’est pas tératogène chez l’animal.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’amlodipine au 2ème et/ou 3ème trimestre de la grossesse sont peu nombreuses, mais aucun effet fœtal ou néonatal particulier n’est retenu à ce jour

EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • On préférera si possible un inhibiteur calcique mieux connu chez la femme enceinte dans la perspective d’une grossesse, les 2 molécules ci-dessous étant par ailleurs compatibles avec l’allaitement :
    • Cependant si l’amlodipine présente un réel avantage, sa poursuite est envisageable en vue d’une future grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’amlodipine.
    • Si un inhibiteur calcique doit être maintenu, on préférera si possible un inhibiteur calcique mieux connu chez la femme enceinte, les 2 molécules ci-dessous étant par ailleurs compatibles avec l’allaitement :
    • Cependant si l’amlodipine présente un réel avantage, sa poursuite est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
  • Traiter une femme enceinte
    • On préférera si possible un inhibiteur calcique mieux connu chez la femme enceinte, les 2 molécules ci-dessous étant par ailleurs compatibles avec l’allaitement :
    • Cependant si l’amlodipine présente un réel avantage, son utilisation est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
  • Allaitement
    • La quantité d’amlodipine ingérée via le lait est faible : l’enfant reçoit en moyenne environ 5% de la dose maternelle (en mg/kg).
    • Chez les enfants allaités dans la semaine suivant leur naissance, les concentrations plasmatiques d’amlodipine sont indétectables (dosages effectués sur un petit effectif).
    • Aucun élément inquiétant n’a été signalé chez une quarantaine d’enfants allaités.
    • Cependant, la demi-vie d’élimination plasmatique de l’amlodipine est longue (35 à 50 heures), ce qui est un facteur de risque d’accumulation de la molécule chez l’enfant allaité.
    • Au vu de ces éléments, il est préférable, dans la mesure du possible, d’utiliser un autre inhibiteur calcique pendant l’allaitement : nifédipine ou nicardipine.
    • Si ces options ne conviennent pas, l’allaitement est envisageable au cours d’un traitement par amlodipine si l’enfant est bien portant et sous réserve d’une surveillance cardio-tensionnelle de l’enfant allaité pendant les premiers jours du traitement.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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