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Topiramate dans l’épilepsie - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 5 avril 2019



Pour en savoir plus :

Il est important que l’épilepsie soit bien équilibrée tout au long de la grossesse.

Ne pas arrêter ou modifier un traitement antiépileptique sans l’avis du spécialiste.

  • En prévision d’une grossesse
    • Une consultation pré-conceptionnelle (cliquez ici) est souhaitable, notamment pour :
      • Informer la patiente des effets décrits avec le topiramate en cours de grossesse (cf. Etat des connaissances).
      • Envisager l’arrêt du topiramate avant la conception et son relais par un autre antiépileptique. Pour les alternatives thérapeutiques, cliquez ici.
    • En théorie, un délai de 5 jours est suffisant après l’arrêt du topiramate pour envisager une conception.
    • En pratique, il convient de s’assurer du bon équilibre de la pathologie avant la conception.
    • Si après avis du spécialiste le topiramate est indispensable car son interruption risque de compromettre gravement l’équilibre maternel, sa poursuite est envisageable, moyennant une surveillance foetale adaptée (cf. Etat des connaissances).
    • En ce qui concerne la prescription d’acide folique chez les femmes épileptiques traitées, cliquez ici.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • En cas d’exposition avant 10 semaines d’aménorrhée, informer la patiente des effets évoqués et envisager une surveillance échographique ciblée sur la face fœtale (cf. Etat des connaissances).
      • En ce qui concerne la prescription d’acide folique chez les femmes épileptiques traitées, cliquez ici.
    • On préférera si possible relayer le topiramate par un autre antiépileptique, en particulier au cours du 1er trimestre de la grossesse : cliquez ici.
    • Si après avis du spécialiste le topiramate est indispensable car son interruption risque de compromettre gravement l’équilibre maternel, sa poursuite est envisageable, en particulier au 2ème et 3ème trimestres de la grossesse :
      • En tenant compte de la diminution possible des concentrations plasmatiques maternelles (surveillance clinique +/- plasmatique, adaptation des posologies...)
      • En surveillant la croissance fœtale et en avertissant les intervenants prenant en charge le nouveau-né (poids, sédation).
  • Traiter une femme enceinte
    • On préférera si possible utiliser un autre antiépileptique, en particulier au cours du 1er trimestre de la grossesse : cliquez ici.
      • En ce qui concerne la prescription d’acide folique chez les femmes épileptiques traitées, cliquez ici.
    • Si après avis du spécialiste le topiramate est indispensable car il n’existe pas d’alternative efficace plus sûre, son utilisation est envisageable, en particulier au 2ème et 3ème trimestres de la grossesse :
      • En tenant compte de la diminution possible des concentrations plasmatiques maternelles (surveillance clinique +/- plasmatique, adaptation des posologies...)
      • En surveillant la croissance fœtale et en avertissant les intervenants prenant en charge le nouveau-né (poids, sédation).
  • Allaitement
    • Il y a peu de données publiées chez des enfants allaités de mère sous topiramate.
    • La quantité de topiramate ingérée via le lait est importante puisque les concentrations plasmatiques de topiramate chez les enfants allaités s’élèvent à 10 à 20% des concentrations plasmatiques maternelles.
    • Quelques évènements indésirables spontanément réversibles à l’arrêt de l’allaitement ont été rapportés chez des enfants de mères allaitant sous topiramate (diarrhée, sédation, vomissement, mauvaise prise de poids...).
    • Rappelons que chez l’enfant directement traité, le topiramate peut entraîner, entre autres, une sédation, une diarrhée, une mauvaise croissance pondérale, voire une acidose métabolique dans des conditions particulières (fièvre ...).
    • Au vu de ces données, il est préférable d’éviter d’allaiter en cas de traitement maternel par topiramate.
  • Si une de vos patientes est exposée au topiramate en cours de grossesse ou d’allaitement, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT pour contribuer à enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte ou allaitante :