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Métoprolol - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 30 mai 2018



Pour en savoir plus :

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Le métoprolol est un bêta-bloquant utilisé entre autres dans le traitement de l’hypertension artérielle et de certains troubles du rythme, ainsi qu’en traitement de fond de la migraine.
Sa demi-vie d’élimination plasmatique est de 5 heures environ.
L’effet bêta-bloquant persiste après l’élimination plasmatique du médicament.
Le métoprolol est métabolisé au niveau du foie par le cytochrome P450 2D6 (CYP2D6). En raison du polymorphisme génétique de celui-ci, certains sujets (métaboliseurs lents) sont exposés à des concentrations élevées de métoprolol.
Les effets indésirables des bêta-bloquants sont notamment une hypoglycémie, une bradycardie et une hypotension.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez des femmes enceintes exposées au métoprolol au 1er trimestre sont nombreuses, et de plus, aucun effet malformatif n’est retenu à ce jour avec la classe des bêta-bloquants.
    • Le métoprolol n’est pas tératogène chez l’animal.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Les concentrations plasmatiques fœtales de métoprolol sont équivalentes à celles de la mère.
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au métoprolol aux 2ème et/ou 3ème trimestres sont très nombreuses. Les effets néonatals décrits d’une manière générale avec les bêta-bloquants (cliquez ici) ne semblent pas plus fréquents ou différents avec le métoprolol.

EN PRATIQUE

  • En cours de grossesse
    • Rassurer quant au risque malformatif du métoprolol.
    • Dans l’hypertension artérielle
      • On préférera si possible utiliser le labétalol, bêta-bloquant antihypertenseur le mieux connu en cours de grossesse, qui est de plus compatible avec l’allaitement.
      • Si ces options ne sont pas adaptées, l’utilisation du métoprolol est possible quel que soit le terme de la grossesse.
    • Dans les autres indications
      • L’utilisation du métoprolol est possible quel que soit le terme de la grossesse.
        Cependant, si la patiente envisage d’allaiter, on préfèrera le propranolol.
  • Accouchement
    • Si le métoprolol est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter la surveillance du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie, cf. Effets néonatals des bêta-bloquants).
  • Allaitement
    • La quantité de métoprolol ingérée via le lait est faible : dans la majorité des cas, l’enfant reçoit au maximun 3,5% de la dose maternelle (en mg/kg) (calculs effectués sur un effectif d’une trentaine de patientes).
    • Aucun événement particulier n’a été signalé à ce jour chez les enfants allaités de mères sous métoprolol.
    • Cependant, une concentration plasmatique similaire à celle de patients adultes traités par métoprolol a été atteinte chez un nouveau-né allaité dont la mère était « métaboliseur lent » et avait elle-même des concentrations plasmatiques anormalement élevées.
    • Rappelons que le métoprolol est un bêta-bloquant dont les effets indésirables sont notamment une bradycardie, une hypotension et une hypoglycémie.
    • Au vu de ces données, il est préférable d’éviter l’utilisation du métoprolol chez une femme qui allaite. On préfèrera, avec l’accord du prescripteur, le labétalol ou le propranolol, dont l’utilisation est possible en cours d’allaitement.


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Fax : +33 (0)144735395
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