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Effets néonatals des traitements maternels par bêta-bloquants en fin de grossesse


Mise à jour : 30 mai 2018


  • Les bêta-bloquants passent le placenta.
  • Chez les nouveau-nés de mères traitées jusqu’à l’accouchement par un bêta-bloquant par voie orale (quelle que soit la molécule), une hypoglycémie, une bradycardie et une hypotension peuvent parfois survenir.
    • Ces symptômes résultent du bêta-blocage induit chez le nouveau-né par le traitement maternel.
    • Ils apparaissent le plus souvent dans les 24 premières heures de vie et peuvent durer jusqu’à 3 ou 4 jours, voire plus si la demi-vie de la molécule est longue.
    • Rappelons qu’un médicament est éliminé du compartiment plasmatique au bout de 5 demi-vies en règle générale et que l’effet bêta-bloquant peut persister au-delà.
    • Très rarement une défaillance cardiaque néonatale peut survenir. En effet, le bêta-blocage entraîne une incapacité d’adaptation cardiaque à une situation de stress (accouchement difficile, hypoxie foetale ...).
  • Par ailleurs, un retard de croissance intra-utérin (RCIU) est parfois décrit avec les bêta-bloquants par voie orale, et en particulier avec l’aténolol, ce d’autant que le traitement est débuté tôt dans la grossesse.
    • Le rôle de la pathologie maternelle (HTA notamment) est difficile à dissocier de celui du médicament. Cependant la diminution du débit cardiaque maternel entraînée par les bêta-bloquants pourrait être un facteur aggravant du RCIU.