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Antiépileptiques et grossesse


Mise à jour : 20 avril 2020



Pour en savoir plus :

L’acide valproïque a les effets tératogènes et neurodéveloppementaux les plus importants parmi les anticonvulsivants et les thymorégulateurs disponibles à ce jour.

Toutes les mesures doivent être mises en œuvre pour éviter une grossesse sous acide valproïque.

Pour plus d’information, cliquez ici.

  • Il est important que l’épilepsie soit bien équilibrée tout au long de la grossesse.
  • Ne pas arrêter ou modifier un traitement antiépileptique sans l’avis du spécialiste.
  • En prévision d’une grossesse, une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse (cliquez ici).

  • L’anticonvulsivant qui soulève le moins d’inquiétude chez la femme enceinte à ce jour est la lamotrigine (Lamictal®) (cliquez ici) :
    • données très nombreuses et rassurantes pour l’aspect malformatif.
    • données rassurantes concernant le neurodéveloppement (jusqu’à 9.5 ans).
  • Viennent ensuite :
    • Le lévétiracétam (Keppra®, Levidcen®) (cliquez ici) : les données sont aussi rassurantes que pour la lamotrigine pour les aspects malformatifs et neurodéveloppementaux (jusqu’à 6 ans), mais un peu moins nombreuses .
    • L’oxcarbazépine (Trileptal®) (cliquez ici) : les données sont aussi rassurantes que pour la lamotrigine pour les aspects malformatifs et neurodéveloppementaux (jusqu’à 10 ans), mais un peu moins nombreuses.
    • L’eslicarbazépine (Zebinix®) (cliquez ici), par analogie avec l’oxcarbazépine, dont elle est le métabolite actif.
  • Les anticonvulsivants suivants peuvent être prescrits en cours de grossesse, mais leur évaluation conduit à les proposer après la lamotrigine, le lévétiracétam et l’oxcarbazépine/eslicarbazépine (classement par ordre alphabétique) :
    • La carbamazépine (Tégrétol®) (cliquez ici) :
      • données très nombreuses pour l’aspect malformatif, fréquence globale des malformations faiblement ou pas augmentée, mais augmentation des spina bifida avec un risque individuel qui reste faible.
      • données rassurantes concernant le neurodéveloppement (jusqu’à 10 ans).
    • La gabapentine (Neurontin®) (cliquez ici) :
      • données nombreuses et rassurantes pour l’aspect malformatif.
      • données peu nombreuses mais rassurantes concernant le neurodéveloppement (jusqu’à 6 ans).
    • La phénytoïne (Di-Hydan®) (cliquez ici) :
      • données très nombreuses ne permettant pas de retenir le risque malformatif évoqué par certaines études.
      • données rassurantes concernant le neurodéveloppement.
    • La prégabaline (Lyrica®) (cliquez ici).
      • données très nombreuses, aucun élément inquiétant retenu pour l’aspect malformatif.
      • pas de donnée concernant le neurodéveloppement.
  • Les benzodiazépines à visée antiépileptique sont utilisables en cours de grossesse : clonazépam (Rivotril®) (cliquez ici) et clobazam (Urbanyl®) (cliquez ici).
  • Si les options précédentes ne conviennent pas et que l’interruption des antiépileptiques suivants est impossible car elle risque de compromettre gravement l’équilibre maternel, contacter le CRAT. Leur utilisation est envisageable en cours de grossesse après évaluation au cas par cas.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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