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Acamprosate


Mise à jour : 11 mai 2020



AOTAL®


L’acamprosate est utilisé dans le maintien de l’abstinence chez le patient alcoolo-dépendant.
L’acamprosate n’entraîne pas d’effet antabuse.
Sa demi-vie d’élimination plasmatique est longue (15 à 30 heures). Il s’élimine donc du plasma en 3 à 7 jours.
Parmi ses effets indésirables figurent notamment des troubles gastro-intestinaux (diarrhée, nausées, vomissements…).
Pour le sevrage du sujet alcoolo-dépendant voir diazépam et Recommandations de bonne pratique.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à l’acamprosate en cours de grossesse sont peu nombreuses mais aucun élément inquiétant n’a été signalé à ce jour.
  • L’acamprosate n’est pas tératogène chez l’animal.

EN PRATIQUE

Le maintien de l’abstinence alcoolique en cours de grossesse est primordial en raison des conséquences graves de l’alcool pour le fœtus
  • En prévision d’une grossesse
    • Il est déconseillé d’interrompre l’acamprosate en prévision d’une grossesse si l’on n’est pas absolument sûr que la patiente puisse rester sevrée de l’alcool sans traitement.
  • Traiter une femme enceinte
    • L’utilisation de l’acamprosate est possible quel que soit le terme de la grossesse si l’on n’est pas absolument sûr que la patiente puisse rester sevrée de l’alcool sans traitement.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’acamprosate.
    • La poursuite de l’acamprosate est possible quel que soit le terme de la grossesse si l’on n’est pas absolument sûr que la patiente puisse rester sevrée de l’alcool sans traitement.
  • Allaitement
    • Il n’y a pas de donnée sur acamprosate et allaitement (ni dosage dans le lait, ni suivi d’enfants allaités par des mères traitées)
    • L’acamprosate n’est pas lié aux protéines plasmatiques ce qui constitue un facteur favorisant son passage dans le lait.
    • Sa longue demi-vie d’élimination plasmatique est un facteur de risque d’accumulation dans le lait et chez l’enfant allaité.
    • Compte-tenu de ces éléments et du profil d’effet indésirables de l’acamprosate, il est préférable de ne pas allaiter en cas de traitement maternel par acamprosate.

-  Si une de vos patientes est exposée à l’acamprosate en cours de grossesse ou d’allaitement, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte ou qui allaite.



CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
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