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Vaccin coqueluche - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 5 novembre 2020



Pour en savoir plus :

Le vaccin coquelucheux est un vaccin inerte (inactivé), c’est-à-dire dépourvu de pouvoir infectant.
Il n’y a donc pas lieu de craindre une infection embryo-fœtale par l’agent bactérien responsable de la coqueluche lors d’une vaccination en cours de grossesse.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au vaccin contre la coqueluche en cours de grossesse sont très nombreuses et rassurantes, et concernent en particulier le 2ème et le 3ème trimestre.
  • Après une vaccination maternelle dans la 2ème partie de la grossesse, les nourrissons sont protégés jusqu’à 2 mois de vie grâce au passage placentaire des anticorps spécifiques maternels.

EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse
    • Il n’y a aucun délai à respecter entre une vaccination contre la coqueluche et le début d’une grossesse.
  • Vacciner une femme enceinte
    • Dans de nombreux pays (USA, Grand-Bretagne, Belgique, Australie, Argentine...), la vaccination contre la coqueluche est recommandée en fin de grossesse (de préférence entre 27 et 36 SA selon les pays). Elle est destinée à éviter des coqueluches néonatales qui peuvent s’avérer létales. La durée de la protection post-vaccinale étant brève, cette vaccination est recommandée à chaque grossesse, chez toutes les femmes enceintes.
    • A ce jour en France, cette vaccination n’est recommandée que dans le post partum immédiat, sauf à Mayotte où, dans un contexte épidémique, la vaccination contre la coqueluche est recommandée chez la femme enceinte à partir du deuxième trimestre de grossesse (recommandations HAS mars 2018).
  • Découverte d’une grossesse après vaccination
    • Rassurer la patiente quant aux risques embryo-fœtaux du vaccin contre la coqueluche.
  • Allaitement
    • Le vaccin contre la coqueluche est dépourvu de pouvoir infectant. L’enfant allaité ne risque donc pas d’être infecté par le vaccin effectué à sa mère.
    • Au vu de ces éléments, cette vaccination est possible chez une femme qui allaite et n’est pas un motif pour modifier le schéma vaccinal de l’enfant allaité.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
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- Réservé au corps médical.
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