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Etat des connaissances sur la zopiclone


Mise à jour : 24 mars 2021



  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la zopiclone au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses et rassurantes.
  • Aspect foetal
    • La zopiclone passe le placenta.
    • La zopiclone est apparentée aux benzodiazépines pour lesquelles, une diminution des mouvements actifs fœtaux et/ou de la variabilité du rythme cardiaque fœtal a parfois été observée lors de prises aux 2ème et/ou 3ème trimestres de grossesse, en particulier à fortes doses. Ces signes sont réversibles à l’arrêt ou à la diminution du traitement.
  • Aspect néonatal
    Les benzodiazépines et hypnotiques apparentés utilisés jusqu’à l’accouchement peuvent entraîner chez le nouveau-né deux types d’évènements transitoires qui peuvent se succéder :
    • Des signes d’imprégnation, tels qu’une hypotonie axiale et des troubles de la succion entraînant une mauvaise prise de poids, en particulier à forte dose. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer de 1 à 3 semaines en fonction de la demi-vie de chaque benzodiazépine.
    • Moins fréquemment, un syndrome de sevrage néonatal lors de traitements maternels chroniques, même à faibles doses, poursuivis jusqu’à l’accouchement ou arrêtés brutalement quelques jours avant. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations néonatales survenant à distance de l’accouchement. Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination de la benzodiazépine. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important.
  • Aspect neurodéveloppemental
    • A ce jour, un lien entre une exposition in utero à une benzodiazépine (ou à un hypnotique apparenté) et des troubles du neurodéveloppement chez l’enfant ne peut pas être établi.
    • Les limites méthodologiques des rares études publiées permettent difficilement de conclure (petits effectifs, peu ou pas d’information sur les périodes d’exposition...), et d’autres facteurs pourraient expliquer un résultat positif, en particulier le rôle propre de la pathologie maternelle.