Fermer
Imprimer


Clobazam dans les manifestations anxieuses


Mise à jour : 2 août 2018



Pour en savoir plus :

-  De manière générale, la prescription d’un anxiolytique ne doit pas être banalisée, d’autant plus chez la femme enceinte.

  • Avant la prescription d’un anxiolytique il peut être utile d’envisager d’autres stratégies thérapeutiques, y compris non médicamenteuses (cf. HAS).
  • En cas de prescription d’un anxiolytique, on utilisera la posologie minimum efficace pour la durée du traitement la plus courte possible.
  • L’interruption brutale d’un traitement chronique par une benzodiazépine expose à un risque de sevrage.

  • En prévision d’une grossesse
    • Reconsidérer le bien-fondé de la poursuite d’une benzodiazépine en vue d’une grossesse.
    • Si un anxiolytique est indispensable, on préférera utiliser à posologie minimum efficace et pour la durée la plus courte possible :
    • Si ces options ne conviennent pas (escalade posologique, nécessité de posologies d’emblée élevées…), on préférera une autre benzodiazépine anxiolytique de longue durée d’action (ordre alphabétique) : clorazépate, diazépam, nordazépam ou prazépam (cf. anxiolytiques : repères pharmacologiques).
    • Si le clobazam présente toutefois un réel avantage, son utilisation est envisageable, à posologie minimum efficace et pour la durée la plus courte possible.
    • Rappelons que dans les troubles anxieux généralisés et le trouble panique, on pourra utiliser un antidépresseur.
  • Traiter une femme enceinte
    • Si un anxiolytique est indispensable, on préfèrera quel que soit le terme de la grossesse, à posologie minimum efficace et pour la durée la plus courte possible :
    • Si ces options ne conviennent pas (escalade posologique, nécessité de posologies d’emblée élevées…), on préférera une autre benzodiazépine anxiolytique de longue durée d’action (ordre alphabétique) : clorazépate, diazépam, nordazépam ou prazépam (cf. anxiolytiques : repères pharmacologiques).
    • Si le clobazam présente toutefois un réel avantage, son utilisation est envisageable, à posologie minimum efficace et pour la durée la plus courte possible.
    • Si le clobazam est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
    • Rappelons que dans les troubles anxieux généralisés et le trouble panique, on pourra utiliser un antidépresseur.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter brutalement le clobazam en raison d’un risque de sevrage maternel (voire néonatal si l’arrêt a lieu brutalement peu de temps avant l’accouchement).
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du clobazam.
    • Réévaluer le bien-fondé de la poursuite du traitement.
    • Si un anxiolytique est indispensable, on préfèrera quel que soit le terme de la grossesse, à posologie minimum efficace et pour la durée de traitement la plus courte possible :
    • Si ces options ne conviennent pas (escalade posologique, nécessité de posologies d’emblée élevées…), on préférera une autre benzodiazépine anxiolytique de longue durée d’action (ordre alphabétique) : clorazépate, diazépam, nordazépam ou prazépam (cf. anxiolytiques : repères pharmacologiques).
    • Si le clobazam présente toutefois un réel avantage, sa poursuite est envisageable, à posologie minimum efficace et pour la durée la plus courte possible.
    • Si le clobazam est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
    • Rappelons que dans les troubles anxieux généralisés et le trouble panique, on pourra utiliser un antidépresseur.
  • Allaitement
    • Il y a peu de données sur clobazam et allaitement
    • La quantité de clobazam ingérée via le lait n’est pas négligeable : la dose reçue par l’enfant représente entre 4.5 et 10 % de la dose maternelle (en mg/kg).
    • Dans la littérature, parmi 3 enfants allaités, 2 ont présenté des effets indésirables (sédation, perte ou mauvaise prise de poids, vomissements).
    • La demi-vie d’élimination plasmatique du clobazam est longue : environ 36 heures pour le principe actif et 79 heures pour son métabolite actif. Ceci est un facteur de risque d’accumulation chez l’enfant allaité.
    • Au vu de ces éléments, il est préférable de ne pas utiliser le clobazam chez une femme qui allaite.
    • Pour le choix d’un anxiolytique en cours d’allaitement, Cliquez ici.