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Caféine - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 8 février 2021



  • La caféine est un psychostimulant présent dans un certain nombre de boissons courantes : café, thé, chocolat, sodas au cola, boissons énergisantes ...
  • La teneur moyenne en caféine est la suivante :
    • une tasse de café contient en moyenne 100 mg de caféine (entre 75 et 150 mg),
    • une tasse de thé contient en général 2 à 3 fois moins de caféine qu’une tasse de café,
    • 1 litre et demi de soda type cola contient environ 250 mg de caféine (soit l’équivalent de 2 tasses et demi de café),
    • une tasse de chocolat ou de café décaféiné contient environ 4 mg de caféine,
    • une canette de 25 cl de boisson énergisante contient environ 80 mg de caféine.
  • La demi-vie d’élimination plasmatique de la caféine est augmentée en cours de grossesse.

ETAT DES CONNAISSANCES

  • Passage placentaire
    • La caféine passe le placenta.
  • Fausses couches
    • Un risque de fausse couche a été évoqué sur la base d’études de méthodologie discutable. A ce jour, ce risque n’est pas retenu.
  • Aspect malformatif
    • Aucun effet malformatif n’est à mettre sur le compte de la caféine en cours de grossesse. Ceci s’appuie sur de très nombreuses études chez la femme enceinte, y compris chez des consommatrices importantes (4 tasses de café par jour et plus).
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Une légère augmentation dose-dépendante du risque de petit poids pour l’âge gestationnel a été évoquée chez les femmes ayant consommé de la caféine en cours de grossesse.
    • Aucun effet délétère de la caféine sur l’évolution de la grossesse n’est retenu : ruptures prématurées des membranes, prématurité, pré-éclampsie, morts fœtales in utero.
    • Seuls quelques troubles du rythme cardiaque fœtal et/ou néonatal ont été décrits lors de prises importantes de caféine en cours de grossesse.
      • En moyenne, il s’agissait d’absorptions d’au moins 500 mg/j (soit l’équivalent de 5 tasses de café ou de 3 litres de soda type cola par jour).
      • Les fœtus ont présenté des troubles des mouvements respiratoires intra-utérins.
      • Chez les nouveau-nés des troubles du rythme cardiaque (tachycardie), une tachypnée et une hyperexcitabilité ont été observés. Ces manifestations, qui pouvaient s’accompagner de vomissements, ont été rapidement résolutives.
  • Effets à long terme
    • Les effets suivants ont été étudiés chez les enfants exposés in utero à la caféine : troubles du neurodéveloppement, prise de poids/surpoids/obésité, leucémies. A ce jour, les biais méthodologiques des études publiées ne permettent pas de retenir un quelconque lien de causalité : en dehors de l’exposition in utero à la caféine, la part de facteurs environnementaux, socio-économiques ou encore génétiques n’est pas toujours prise en compte ce qui rend le rôle propre de la caféine difficile à évaluer.
  • Allaitement
    • La caféine passe dans le lait et son élimination est beaucoup plus lente chez le nouveau-né que chez l’adulte, d’autant plus en cas de prématurité.
    • Lors d’une consommation usuelle (environ 3 tasses de café par jour), aucun signe particulier n’a été rapporté parmi un grand nombre d’enfants allaités.
    • Lors de consommations importantes, un risque d’hyperexcitabilité transitoire est possible.

EN PRATIQUE

  • Il n’existe aucune recommandation officielle en France, mais une consommation modérée de produits contenant de la caféine (jusqu’à environ 300 mg par jour) pendant la grossesse et l’allaitement ne semble pas poser de problème.


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